Nouvelle exposition : Baleines

C’est la rentrée à la galerie Première Ligne! Nous vous invitons à découvrir notre nouvelle exposition…Diva

En suivant la route sinueuse de Mill Valley, en Californie, vers Stinson Beach, on peut rêver comme le Dalaï Lama qui a souhaité être déposé là pour se sentir en phase avec la sagesse des indiens respectueux de la terre, de la nature et de ses mystères, sous les 82 sortes de nuages et baignés des parfums des eucalyptus et des mimosas géants. On passe près d’une église orthodoxe avec ses bulbes bleus et dorés, autre mystère des civilisations croisées. Mais on avance vers le pacifique, vers un bout du monde comme il y en a d’autres dans d’autres pays, le Cap blanc nez, le Cap gris nez par exemple, là où des passagers clandestins transportés en barques et en camions viennent se cacher dans les fourrés et derrière les dunes, rêvant aux côtes si lointaines et proches à la fois, les falaises blanches de « l’autre côté ».

Ici à Stinson Beach la paix est revenue depuis longtemps et si l’on vient et si l’on rêve, c’est à l’apparition des baleines et à l’écoute de leurs chants.

Elles arrivent, elles surgissent, elles se dressent, elles chantent de jour comme de nuit. Elles chantent la lune au milieu du clapotis des vagues ruisselantes de lumière dorée, elles chantent l’aurore en bondissant comme des enfants, elles foncent au coeur d’un arc-en-ciel de couleurs éblouissantes comme un nouveau-né qui découvre le monde, elles se dressent dans une mer rouge au coucher du soleil, mer de sang, grand lac des sacrifices en célébration de l’astre de vie, manifestation silencieuse avant le plongeon en profondeur, elles se déchaînent en arias comme des divas, elles ouvrent très grand la gueule d’amour comme une invitation de la chair sans contrainte aucune.

Bientôt, dit-on, les vagues seront comme elles monstrueuses et elles en seront protégées. Les pêcheurs assassins ne pourront plus naviguer. On n’ira plus les voir. Elles se reproduiront. Leurs chants pacifiques règneront sur le grand océan.

Elles seront encore là mais invisibles comme disparues.

A moins que ce soit nous.

Cécile Loeb les a vues et en témoigne 8 rue Teulère à la galerie Première ligne.

Vernissage le jeudi 4 septembre 2014

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