Edito d’Avril 2015

Peu à peu, l’esprit de la galerie Première Ligne, s’affirme!

Grâce à la complicité des peintres et des éditeurs, la poésie trouve les encouragements qu’elle espérait.

On a cru que le temps de leur complicité était passé! Place au marché, aux installations dispendieuses et à l’incompréhension du public!

Et bien, NON!

Un grand peintre, Pierre Humbert que je vais exposer à partir du 16 avril, m’envoie un mail, et me dit: « c’est ma vie! »

J’en suis profondément émue, puisque je vis au quotidien, avec un autre, cette exigence qui veut que l’on arrache à l’époque et au manque de temps, ce territoire qui est une carte de géographie, une montagne, un corps, une page, et qu’on cherche à y inscrire l’essence de soi, de l’autre, l’Essentiel qui passe par une forme de prière.

Max Jacob, le fanfaron, le comique, le rêveur, (et juif, il mourra à Drancy), s’y est astreint en fin de vie et pratiqué les stations quotidiennes devant le chemin de croix à Saint Benoît, cherchant Dieu, mais surtout se cherchant lui-même, et il sût bien voir cela, Billy, qui écrivit sa présentation très touchante dans son volume des poètes d’aujourd’hui édité par Seghers; ma collection fidèle à ce principe, s’augmente toujours des derniers, après celui d’Antoine Emaz et de Petr Kral, voici venir James Sacré et Jean-Pierre Bobillot; Jean Paul Michel, Pascal Commère et Pierre Ivar sont à venir…

Un carnet de la poésie avec Jean Portante m’a donné l’impulsion de lire les poèmes de ce très grand, qui ne craint pas la mort… Extraordinaires poèmes, qui touchent au plus profond des chairs et du coeur… Je reconnais là ce que j’attends de tous, poètes et peintres, cette façon de creuser au coeur de la matière pour donner à penser un devenir encore possible. Non, ils ne sont pas couchés. Non, ils ne tendent pas l’autre joue. Non, ils ne sont pas dégoûtés de vivre! Ils célèbrent.

Pauline a  marché récemment sur le chemin de Compostelle, elle est revenue fraîche, souriante et un peu halée… Dieu merci! Elle sera donc là le 16 pour le vernissage de l’exposition consacrée à Pierre Humbert et à notre éditeur commun, Michel Foissier et filmera ce qui risque fort d’être un entretien entre deux éditeurs indépendants, espèce en voie de disparition?  On nous dit que Lodève n’existe plus, que Rochefort-sur-Loire cette année ce ne sera plus sur les berges mais dans la salles de la mairie et pas de repas conviviaux, etc, etc….(« tout fout le camp« !), Non, non, non!

Il fait très beau à Bordeaux, les arbres sont en fleurs, la rue Teulère est près de la grosse cloche et il y fait bon s’asseoir dans un grand fauteuil et deviser, et lire un peu, pourquoi pas, et contempler, méditer, repartir avec un bagage de beauté et de sérénité…Venez!

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