Nouveau carnet nomade : L’Aquila, par Jean Portante et David Hébert

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Les amandiers sont silencieux cette année dans la vallée de l’aterno. les figuiers un peu moins. je veux dire cette année-là, pour brouiller un peu les pistes. pour superposer les couches du temps. des deux massifs montagneux de part et d’autre de la route descend une envie silencieuse de superposer les couches du temps. des deux mers derrière les montagnes monte une odeur silencieuse qui vient elle aussi superposer les couches du temps. les montagnes de gauche sont noires. Celles de droite se cachent dans les nuages. le soleil se tait. le vent aussi. Il fait un signe aux amandiers qui bordent la route, mais ces derniers ne s’inclinent qu’un peu. ils parlent déjà une langue étrangère. il est midi. c’est l’heure de partir. dans la valise dort un souvenir. l’aquila dort, elle aussi, étalée comme insouciante dans la large vallée. fait semblant de dormir plutôt. on dirait qu’elle est encore debout. on dirait que rien ne pourra jamais l’ébranler. mais pourquoi est-elle si silencieuse ? pourquoi y a-t-il dans son ciel un fantôme de silence ? on le voit de loin. c’est comme si s’évaporait l’âme de la ville. où va l’âme d’une ville quand elle s’évapore ?

 

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