Collection Les carnets nomades

Venise couv. 72 dpi

Venise, texte de Jean-Paul Bota, dessins de David Hébert, 15 euros  Buy Now Button

 

ISBN 9 782916 071541


 

Mont Ventoux - couv. 72dpi

Mont Ventoux, texte de Jean-Louis Poitevin et dessins de David Hébert, 15 euros Buy Now Button

ISBN 9 782916 071893

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Collection Neige

Une belle édition, pour des textes magnifiques.

Vous pouvez maintenant les acheter en ligne, sans frais de port!

 Alice_1eredecouv

Alice…? de Nadia Gilard

12 euros Buy Now Button

ISBN 978-2-37129-005-1

 

 

J’ai souvent recours aux forêts TRaité de l'oiseveté

En croyant qu’on m’y oubliera

L’oisiveté se reconnait à ses vaines songeries

L’impression de déranger toujours les autres

De fait on aspire aux actes contemplatifs

Aux longues promenades et aux recherches

Les ignorants sont les meilleurs sujets de l’otium

Mais quel est son contraire?

Vincent GUILLIER, Traité de l’oisiveté 15 euros Buy Now Button

ISBN 978-2-916071-74-9

 

Instants poetiques

Déambuler entre les produits

Secteur disques

Demander (dans un casque)le requiem

de Mozart

Ecouter

d’abord les yeux fermés puis

Observer autour l’agitation avec la musique

l’église est presque pleine

Eric CASSAR, Instants poétiques 15 eurosBuy Now Button

978-2-916071-57-2

 

 

Les tailleurs de rêves s’en prirent au mondeTailleurs de reves

Ils allaient comme les phares d’un naufrage trop clair

Inventèrent de vastes tableaux et connurent choses dangereuses

 

Ils appareillaient pour l’outre-folie

En firent un jeu pour la pensée mais de celui-ci elle ne s’en remit pas

 

Or le monde jamais ne vieillissait et de ses lignes dessinait l’embellie

Roseline HURION, Tableurs de rêves 15 euros Buy Now Button

 

ISBN 978-2-916071-51-0

 

Cette cerise à la chair sombreHéroines

qu’elle a toujours

théâtralement sous la dent

-surtout quand la saison est passée-

c’est pour empourprer

tout ce qu’il y a de blancheur vide

tout ce qui ne l’emmène pas au bout du monde.

Constantin KAITERIS, Héroïnes 15 euros Buy Now Button

 

ISBN978-2-916071-70-1

 

Aquilin

J’entrerai en toi

dès que tu le voudras

par la route des migrations

de la poussière et du passé

par le trajet débordant d’une rigole,

d’une large voyelle.

 

Je glisserai ma main

(ongles soigneusement coupés

doigts enduits de baume)

au milieu de toi

CEIRA, Aquilin 15 euros Buy Now Button

ISBN 978-2-916071-62-6

 

La sueur à présent. Figures figées sur le front.

Traces à demi-mortes sur les joues, Un corps contre la terre

rides toutes jeunes, pleurs d’avance. Le goût de la sueur – sur les lèvres- se mêle à

la bave du coin de la bouche, à la salive de plus en plus qui se fige, ne poursuit plus

sa route, goutte à goutte, jusqu’à la poussière chaude. La terre ocre contre le visage,

près du clignement de l’oeil.

Fabrice CARAVACA, Un corps contre la terre 15 euros Buy Now Button

ISBN 978-2-916071-60-2

 

 

 

 

Te souviens-tu, Bernardt_Traduites_couv_seule

le vent féroce

qui nous blottit chatons,

on prend repos dans le raisin

des lèvres

on prend repos dans les bras

l’un et l’autre

Bernard, Traduites de la nuit, 12 euros Buy Now Button

ISBN 978-2-916071-92-3

Qui passe emporte. Levesque_vatout_couv_seule

Qui s’offre encore

perce le cuir de bottes sombres

(mousse des vents)

Où tu vis m’effraie

qui rompt le clair à vivre en clé.

Le corps. Son bois de près

fait l’arbre en ciel: porte d’écorce

Lévesque, Va-tout Buy Now Button

ISBN 978-2-916071-82-4

Revue Première Ligne

Couv. P.L. 3

 Première Ligne, Revue littéraire, N° 3, Automne 2013

Sur le thème du CORPS ……

Cécile Odartchenko, Editorial

Ivar Ch’Vavar, Le Lied de Konrad

Bernard Noël, A côté du mot perdu

Christian Prigent, Ah, nos amours…!

Anne Mounic, Chair de l’être, de chaque lettreDe la parole liée à son silence

Mathieu Gosztola, Penser : tenir tête à l’énigme du visage?

David Le Breton, L’Amazonie intérieure

Cécile Odartchenko, Saint-Martin-Aux-Bois

Richard Blin, Fragrances et flamboyances Nabokoviennes

Jean-Paul Michel, « La folie d’un acte, qui fut un acte »

Philippe Fumery, Entre les lignes

Georges-Arthur Goldschmidt Le corps comme vertige fixe

Pascal Commère, Carnets Mongols (extraits)

Lambert Schlechter, Tomber Tomber Tomber

Cécile Odartchenko, L’Etourkalama

Susanne Kühne, Christian Morgenstern, Galgenlieder

 

17 euros Buy Now Button


Couv. P.L. 2

N°2 Automne 2012

sur le thème de l’architecture

Cécile Odartchenko Editorial

Matthieu Gosztola Un amour pour Antoni Gaudi (extraits de lettres adressées à l’architecte et d’un journal)

Pierre Garnier La conquête de  l’espace

Pierre Vinclair Edification

Cécile Odartchenko Athikté

Marc Alessandri Khéops, l’âge de pierre de la géométrie

Jacques Abeille Châteaux

Jean-Paul Klée Rêveries d’un promeneur strasbourgeois

Anne-Marie Beeckman Gilsames

Lambert Schelchter Le Timbalier de Salerne (et autres incidents plutôt mortifères)

Maximilien Loeb Alexei Rémizov, Deux Bêtes

MIchel Volkovitch Cavàfis

Raoul De Varax Hölderlin, Hymnes

Susanne Kühne Christian Morgenstern, Galgenlieder

 

17 euros Buy Now Button


Couv. P.L. 1

N°1 Printemps 2012

Cécile Odartchenko, Editorial

Ivar Ch’Vavar, Une théorie (toute trouvée) de l’image poétique

Lambert Schlechter, Amaryllis Treblinka – en guise de matériaux pour une poétologie

Jean-Louis Poitevin, L’Ancolie et le Buisson

Georges-Arthur Goldschmidt, L’écriture au gré de ce qu’elle ignore

Richard Blin, Des délices de la honte à la merveille d’exister

Mathieu Gosztola, Henri Michaux : vers un décrochage avec le trait pour assassiner la magie du désigné : magie plus grande, avec des mots et des sans-mots

Cécile Odartchenko, Une seule fois et toujours

Laurent Albarracin, « Frayer dans la frayeur » : une lecture du Kojiki

François Thibaux, Les Rois Barbares

Michel Volkovitch, Cavàfis, Ithaque – Retraduire Cavàfis

Raoul De Varax, Deux hymnes d’Hölderlin

 

17 euros Buy Now Button

Article de Alain Roussel dans La Pierre et le sel sur le Présence de la poésie consacré à Petr Kràl par Pascal Commère

Un homme marche dans la ville. C’est peut-être Prague, Paris ou Lisbonne. Aux feuilles dont le vert délavé tire vers le jaune pâle et qui résistent encore, s’accrochant aux branches des arbres du boulevard, je devine que nous sommes à la fin de septembre. Ni hâte, ni lenteur, l’homme est un passant attentif au moindre détail, telle « la reluisante rognure d’ongle d’un croissant de lune ». Il se décrit lui-même comme un « piéton métaphysique », traînant son sillage dans le crépuscule, moment de la journée qu’il affectionne tout particulièrement, surtout quand le soleil a disparu et que le gris domine, étalant sur les façades ses subtiles nuances. À cette heure où un certain flottement envahit les contours et grignote le bord des choses comme on mord un chapeau, il a soudain l’impression de n’être qu’une silhouette légèrement tremblante, faisant parfois un signe discret à d’autres silhouettes sur le trottoir d’en face. Il a peut-être un côté flâneur, mais sans la grandiloquence ou la nonchalance. Où qu’il soit dans la ville, centre ou banlieue, il l’aborde toujours par les lisières, celles du regard et des choses, là où ça frissonne, où le monde se révèle fragile et relâche un peu la carapace. Cet homme est un poète. Il s’appelle Petr Král.

Pascal Commère, autre poète dont l’écriture n’est pas sans affinités avec celle de Petr Král mais transposée à la campagne, vient de lui consacrer un livre, publié aux éditions des Vanneaux. Il interroge l’œuvre dans la singularité de son écriture, cette façon si particulière de découper le poème et de répartir les vers sur la page, et met subtilement l’accent sur les éléments clefs d’une mythologie du réel selon Petr Král : le gris, le train, le frisson, le guetteur, le témoin, le tournant, le pont, la pluie, le crépuscule… Le livre de Commère contient par ailleurs un choix varié de la poésie du poète. En voici un extrait, intitulé « (Le crépuscule) », dédié à Nicole Espagnol et Alain Joubert :

Chaque crépuscule apportait un délai. Toute chose
repoussée vers le fond du bleu,
la ville, soudain distraite, flottait au bord d’elle-même,
sous le silence des réverbères près d’accueillir
le premier coup d’aile furtif de la lumière.
De nouveau, le bus nous emportait tremblants
les uns près des autres. Dehors, aux fenêtres déjà éclairées,
ceux qui étaient rentrés saluaient d’un geste bref,
en discret hommage aux parcs morts derrière leur clôture.
Personne ne manquait ; aucun des bouquets de roses ou
de journaux défaits, sur les genoux,
aucune jambe, aucune gorge jaillissant du manteau
mais soudée à son éclat par la nuit du corps qui la
contemple du dedans.
Il fallait pourtant se séparer, retrouver le froid et la rue,
seul ou à deux. La fête, de nouveau, n’était que fête en
miettes, patiemment glanée sur les trottoirs
et dans les salles d’attente des chambres.

Écrire est, pour Petr Král, une façon de marcher. C’est un poète de la présence, dans sa façon d’être, de vivre, de voir. La métaphysique qu’il revendique, d’une mélancolie rieuse, ne se situe pas au-delà de la réalité, mais se révèle en elle par des signes à peine visibles qu’il faut apprendre à lire, ce qui nécessite toute une préparation intérieure. « Chercher à distinguer le givre trompeur des choses et leur faille profonde », écrit-il. A qui sait voir, le théâtre du réel dévoile ses coulisses. Mais Petr Král n’est pas seulement un spectateur : il est aussi dans ce qu’il décrit, il fait partie du paysage, signe parmi les signes. Il peut par ailleurs être acteur et intervenir, modifier la mise en scène du monde. Ainsi, me promenant avec lui à Bordeaux dans un parc par un bel après-midi de printemps, je l’ai vu soudain enlever sa veste d’un geste vif et la jeter sur la pelouse en criant : « c’est le cadavre ». Et à mon grand étonnement, des passants s’arrêtèrent, inquiets, observant la veste comme si c’était vraiment…un cadavre !

Bibliographie partielle

Le livre de Pascal Commère, publié aux éditions des Vanneaux, est une excellente introduction à l’œuvre de Petr Král et propose de nombreux extraits.

Je ne peux citer tous les livres de Petr Král. En voici quelques-uns que je crois essentiels pour mieux connaître cet auteur :

  • Pascal Commère, Petr Král, collection Présence de la poésie, © Vanneaux, 2014
  • Témoin des crépuscules, © Champ Vallon
  • Sentiment d’antichambre dans un café d’Aix, © P.O.L.
  • Quoi ? Quelque chose, © Obsidiane
  • Le poids et le frisson, © Obsidiane
  • Pour l’ange, © Obsidiane
  • Notion de base, © Flammarion
  • Enquête sur des lieux, © Flammarion
  • Vocabulaire,© Flammarion
  • Cahiers de Paris,© Flammarion.

Internet

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Article sur la collection Présence de la poésie sur Poebzine

Collection « Présence de la poésie »
Éditions des Vanneaux
15 à 25 €, le volume
Tirage : 500 exemplaires

« Non, tous les poètes ne sont pas morts de leur vivant ! »…
Depuis 2007, les éditions des Vanneaux, dirigées par la dynamique Cécile Odartchenko, visent à combattre cette idée reçue en publiant les poètes contemporains dans une collection mêlant à la fois biographie et anthologie de textes (parfois même inédits) enrichies d’un cahier iconographique.

Ces solides monographies sont d’ailleurs toutes écrites par des poètes, eux-mêmes, spécialistes et/ou passionnés par l’œuvre des poètes qu’ils aiment et éclairent à force de la fréquenter assidûment.
Certains d’entre vous verront là une reprise de la célèbre collection Poètes d’Aujourd’hui parue chez Seghers de 1944 à 2007 : ils n’auront évidemment pas tort.

Quinze monographies de grands poètes d’hier et d’aujourd’hui

Peuchmaurd par Albarracin (2011)

À ce jour, quinze poètes ont déjà été intronisés dans cette collection « Présence de la poésie » dont deux Nordistes : Pierre Dhainaut et Louis-François Delisse, aux côtés des Jean Rousselot, Jean Malrieu, Pierre Peuchmaurd, Pierre Garnier, Werner Lambersy et Ariane Dreyfus, pour les plus connus.
Cette excellente collection a maintenant trouvé son rythme de croisière, à raison de trois à quatre volumes par an.

Les deux dernières monographies parues en juin 2014 sont consacrées àPetr Kràl (né en 1941) par Pascal Commère et à Antoine Emaz (né en 1955) par Matthieu Gosztola : on s’en réjouit !

Cécile Odartchenko m’a annoncé les trois prochaines parutions programmées, dont deux sont déjà sous presse. Il s’agit des monographies suivantes :
Ivar Ch’Vavar par Charles-Mézence Briseul
Jean-Pierre Bobillot par François Huglo
James Sacré par Amandine Marembert

On n’arrête pas en si bon chemin les réjouissances poétiques.

© François-Xavier Farine, le 4 septembre 2014.

lien vers l’article : http://poebzine.canalblog.com/archives/2014/09/04/30528324.html

Article sur Alice …? de Nadia Gilard dans Le littéraire et dans E-volutions Mag

Alice_1eredecouv

http://www.lelitteraire.com/?p=11839

Prête-moi ta plume